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Maîtrise des Hauts-de-Seine : le département évince Gaël Darchen et reprend la main sur le chœur

La fin de l’ère Gaël Darchen à la Maîtrise des Hauts-de-Seine. Le chœur, composé de 650 chanteuses et chanteurs âgés de 5 à 30 ans, va passer sous le contrôle direct du département. Ce dernier « s’est rapproché de l’Association pour engager les démarches nécessaires à la reprise en régie de ses activités », écrit le département dans un courrier, que France Musique s’est procuré. Cela signifie, de facto, l’éviction de Gaël Darchen, qui dirigeait la structure depuis 1999 et qui est visé, comme l’ont révélé en juillet 2024 Radio France et le Canard Enchaîné, par cinq plaintes pour des faits présumés de harcèlement sexuel et moral, dont une plainte pour agression sexuelle. France Musique avait par ailleurs révélé de nombreux témoignages d’anciens Maîtrisiens, qui décrivaient des humiliations en public ou encore des « bisous dans le cou » sur des élèves mineures.

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« Les salariés, les parents et les partenaires de la Maîtrise seront informés au fur et à mesure l’avancement du processus de reprise », écrit le département des Hauts-de-Seine, financeur quasi-exclusif de la Maîtrise, avec une généreuse subvention de 1,715 million d’euros. Anne-Sophie Lepinay, directrice adjointe de la Maîtrise et épouse de Gaël Darchen, a également quitté la Maîtrise. A été mise en place une direction collégiale, autour du chef de chœur Matthieu Poulain. Les changements seront votés le 5 décembre prochain, lors d’une assemblée départementale. Le département des Hauts-de-Seine souhaite ainsi « assurer la pérennité » du projet artistique et pédagogique et « renforcer son ancrage territorial ».Dans une lettre ouverte, publiée en mai dernier, des parents de Maîtrisiens avaient réclamé « le départ ferme et définitif de la direction actuelle », ainsi qu’une réforme « en profondeur » du conseil d’administration. Une requête formulée, écrivaient les parents, « face à une accumulation de faits problématiques autour de la direction opérationnelle et de la gouvernance de l’institution, face à une situation que l’Assemblée nationale a qualifiée de ‘gâchis humain’ et de ‘désastre moral’, assortis d’une gestion ‘calamiteuse’ des deniers publics. » Un mois plus tôt, une commission d’enquête parlementaire avait épinglé les violences dans le milieu de la musique classique. Elle avait, dans ce cadre, consacré six auditions à la Maîtrise des Hauts-de-Seine, concluant à un « gâchis humain » et à un « désastre moral ».L’équipe contact92.com vous propose ce post qui traite du sujet « Actualités Hauts-de-Seine ». Le site contact92.com est fait pour publier différents posts sur la thématique Actualités Hauts-de-Seine publiées sur le web. Cette chronique est reproduite du mieux possible. Si par hasard vous souhaitez apporter des modifications sur le thème « Actualités Hauts-de-Seine », vous êtes libre de joindre notre journaliste responsable. En visitant de façon régulière nos contenus de blog vous serez informé des prochaines annonces.

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La Maîtrise des Hauts-de-Seine passe sous contrôle du département, son directeur évincé

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La Maîtrise des Hauts-de-Seine passe sous contrôle du département, son directeur Gaël Darchen évincé

Gaël Darchen, mis en cause par cinq femmes pour harcèlement moral et sexuel, et agression sexuelle pour l’une d’entre elles – des faits qu’il conteste – n’est plus salarié de la Maîtrise, a indiqué le département.

La Maîtrise des Hauts-de-Seine, un ensemble de chœurs d’enfants et de jeunes réputé, va passer sous le contrôle direct du département et son directeur Gaël Darchen a été évincé, après des plaintes pour violences sexuelles, a appris l’AFP mercredi auprès de la collectivité.

À découvrir

Les activités seront bientôt «gérées directement par le département, dans le cadre d’une régie à budget autonome, sur le modèle des musées départementaux», indique la collectivité, principal bailleur de la structure avec une subvention de 1,715 million d’euros votée en 2025.

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Les démarches seront engagées à l’issue d’un conseil d’administration convoqué vendredi, puis d’une assemblée générale extraordinaire visant à «nommer un liquidateur et acter la dissolution de l’association» qui gérait la maîtrise, selon le département à l’AFP. Un vote pour entériner les changements aura lieu lors de la prochaine assemblée départementale, le 5 décembre, l’objectif étant de finaliser la reprise au 1er janvier 2026.

Gaël Darchen, mis en cause par cinq femmes pour harcèlement moral et sexuel, et agression sexuelle pour l’une d’entre elles – des faits qu’il conteste – n’est plus salarié de la Maîtrise, a indiqué le département. Visé par une enquête ouverte par le parquet de Nanterre, il avait auparavant été mis en retrait par le conseil d’administration mais continuait d’animer l’équipe pédagogique et avait accès à ses bureaux. La responsable administrative et financière de la maîtrise, son épouse, a également quitté la structure.

«Violence verbale», «phénomène d’emprise» sur des enfants: une commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur les violences sexuelles dans la culture avait pointé en avril des «comportements problématiques» à la Maîtrise.

Direction collégiale

Une direction collégiale est dorénavant opérationnelle autour du chef de chœur Matthieu Poulain. Dans un courrier envoyé mi-septembre aux familles et consulté par l’AFP, la structure a annoncé qu’un ou deux parents référents seraient désormais associés à chaque chœur.

En outre, une charte a été signée au printemps par les salariés de la maîtrise, qui s’engagent à «respecter le droit de l’enfant à l’intimité» et un «devoir de signalement» dès «la moindre inquiétude concernant le bien-être» d’un élève. Dans une charte distincte, les parents promettent de ne pas pénétrer dans les locaux.

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Fondée en 1985 et installée à la Seine musicale à Boulogne-Billancourt, la Maîtrise des Hauts-de-Seine regroupe des chanteurs de cinq à 30 ans et fut pendant près de 30 ans le chœur d’enfants de l’Opéra de Paris, qui a rompu son partenariat il y a quelques mois.

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Hauts-de-Seine : un homme interpellé pour avoir frappé son chien à mort

Fortement alcoolisé, l’homme a été placé en garde à vue différée. Il est également soupçonné de violences conjugales.

Samedi en fin d’après-midi, la police est intervenue à Courbevoie, dans les Hauts-de-Seine, au domicile d’un homme suspecté d’infliger des violences à son chien, indique une source policière au Figaro. Arrivée dans l’appartement, les agents ont découvert le corps inanimé de l’animal, un Border collie, dont le décès a été confirmé par un vétérinaire. Le propriétaire du chien, fortement alcoolisé, a été interpellé et placé en garde à vue différée compte tenu de son état d’ébriété. Il encourt jusqu’à six mois de prison et 7500 euros d’amende.

Il est également connu pour des violences récurrentes sur sa compagne. Interrogée par les policiers, celle-ci a déclaré ne pas avoir subi de sévices avant leur intervention et a refusé de déposer plainte pour des violences antérieures.

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Une étude canadienne menée par l’université de Windsor et publiée en mai dernier a démontré que la maltraitance des animaux de compagnie fait partie des signaux faibles des violences conjugales. Ainsi, parmi les personnes qui déposent plainte pour des violences animales, 39% d’entre elles sont susceptibles de subir des violences psychologiques et 11% d’être sujettes à des violences physiques ou sexuelles. L’étude constate également que 40% des victimes de violences domestiques refusent de quitter leur foyer par peur de laisser leur animal aux mains de l’individu violent.

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Drapeau palestinien sur le fronton des mairies : la ville de Malakoff refuse de le retirer malgré une décision de justice lui ordonnant de l’enlever

La justice administrative a ordonné samedi à la mairie de Malakoff (Hauts-de-Seine) de retirer de son fronton un drapeau palestinien, hissé en amont de la reconnaissance par la France d’un État de Palestine. La maire a décidé de le maintenir.

Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise (Val d’Oise) a ordonné samedi à la mairie de Malakoff (Hauts-de-Seine) de retirer de son fronton un drapeau palestinien, hissé en amont de la reconnaissance par la France d’un État de Palestine.

Cette décision est à la connaissance de l’AFP une première depuis la consigne du ministère de l’Intérieur, dans un télégramme consulté vendredi par l’AFP, demandant aux préfets de s’opposer, en saisissant la justice administrative, à la pose de drapeaux palestiniens sur des mairies. Le préfet des Hauts-de-Seine a saisi le tribunal administratif vendredi soir pour exiger le retrait du drapeau de l’hôtel de ville de Malakoff, la mairie communiste dénonçant aussitôt « un coup de force préfectoral contre la libre administration des communes ».

Et malgré cette décision de justice, la maire PCF Jacqueline Belhomme a décidé de maintenir le drapeau. « On a reçu une notification nous donnant de nouveau l’injonction de retirer le drapeau palestinien », confie-t-elle à franceinfo« Ils confirment ce qui est écrit dans le courrier du préfet mais c’est tout on s’attendait à avoir des sanctions financières on a rien de tout ça », poursuit-elle. « C’est beaucoup d’agitation pour rien, beaucoup de battage médiatique de la part de la place Beauvau parce qu’on n’a même pas une amende », affirme Jacqueline Belhomme.

Dans sa décision, consultée par l’AFP, le juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a considéré que pavoiser le parvis de l’hôtel de ville d’un drapeau palestinien était contraire au principe de la neutralité des services publics et a donc enjoint la commune de procéder à son retrait immédiat. Le ministère de l’Intérieur avait mis en avant ce principe dans sa consigne aux préfets.

Plusieurs maires ont prévu de hisser le drapeau palestinien lundi, jour de la reconnaissance de l’État de Palestine par le président de la République Emmanuel Macron. « L’État non seulement ne demande pas le pavoisement, mais demande le non-pavoisement », a insisté samedi le secrétaire général du ministère de l’Intérieur, Hugues Moutouh.

Dans les Pyrénées-Atlantiques, le maire communiste de Mauléon-Licharre (3000 habitants), qui avait affiché un drapeau palestinien dès vendredi, l’a retiré samedi après saisine de la justice administrative par le préfet du département dans le cadre d’un référé. « J’ai coupé les deux ficelles ce (samedi) matin et le drapeau est maintenant dans mon bureau. C’est une atteinte à ma liberté de penser », a déclaré Louis Labadot à la radio Ici Pays Basque.

Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a aussi suspendu la décision de la mairie de Bezons (Val d’Oise) d’apposer un drapeau palestinien sur le fronton de son hôtel de ville, avant même qu’il ne soit hissé, se fondant sur un communiqué de la maire de cette commune.

À Lille, jumelée depuis 1998 avec la ville cisjordanienne de Naplouse, deux drapeaux palestiniens ont été hissés devant la mairie, aux côtés de deux drapeaux français et d’un drapeau européen, a constaté l’AFP vendredi. Deux panneaux ont été installés sur la façade, dont l’un avec écrit : « Cessez-le-feu immédiat à Gaza ; Libération des otages ; Respect du droit international ; Reconnaissance de l’État de Palestine ».

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Hauts-de-Seine : la justice ordonne à la mairie de Malakoff de retirer un drapeau palestinien de son fronton

La justice administrative a ordonné samedi à la mairie de Malakoff (Hauts-de-Seine) de retirer de son fronton un drapeau palestinien, hissé en amont de la reconnaissance par la France d’un Etat de Palestine lundi. La maire a décidé de le maintenir.

Plusieurs maires ont hissé le drapeau palestinien ou prévoient de le faire

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Hauts-de-Seine La justice administrative ordonne à une mairie de retirer le drapeau palestinien de son fronton

C’est une première depuis la décision du ministère de l’Intérieur de demander aux préfets de s’opposer à la pose de drapeaux palestiniens sur des mairies et autres édifices publics lundi, jour de reconnaissance par la France d’un État de Palestine. Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise (Val-d’Oise) a ordonné ce samedi à la mairie de Malakoff (Hauts-de-Seine) de retirer de son fronton le drapeau palestinien. La mairie communiste a dénoncé « un coup de force préfectoral contre la libre administration des communes ».

Dans sa décision, le juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a considéré que pavoiser le parvis de l’hôtel de ville d’un drapeau palestinien était contraire au principe de la neutralité des services publics et a donc enjoint la commune de procéder à son retrait immédiat. Le ministère de l’Intérieur avait mis en avant ce principe dans sa consigne aux préfets.

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Des maires mobilisés

Plusieurs maires ont prévu de hisser le drapeau palestinien lundi, jour de la reconnaissance de l’État de Palestine par le président de la République Emmanuel Macron. « L’État non seulement ne demande pas le pavoisement, mais demande le non-pavoisement », a insisté ce samedi le secrétaire général du ministère de l’Intérieur, Hugues Moutouh.

Dans les Pyrénées-Atlantiques, le maire communiste de Mauléon-Licharre (3 000 habitants), qui avait affiché un drapeau palestinien dès vendredi, l’a retiré ce samedi après saisine de la justice administrative par le préfet du département dans le cadre d’un référé. « C’est une atteinte à ma liberté de penser », a déclaré Louis Labadot à la radio Ici Pays Basque. Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a aussi suspendu la décision de la mairie de Bezons (Val-d’Oise) d’apposer un drapeau palestinien sur le fronton de son hôtel de ville, avant même qu’il ne soit hissé, se fondant sur un communiqué de la maire de cette commune

À Lille, jumelée depuis 1998 avec la ville cisjordanienne de Naplouse, deux drapeaux palestiniens ont été hissés devant la mairie, aux côtés de deux drapeaux français et d’un drapeau européen. Deux panneaux ont été installés sur la façade, dont l’un avec écrit : « Cessez-le-feu immédiat à Gaza; Libération des otages; Respect du droit international; Reconnaissance de l’État de Palestine. »

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Drapeaux palestiniens : ces maires des Hauts-de-Seine bravent Retailleau, le préfet engage un bras de fer

Le bras de fer est engagé entre la préfecture des Hauts-de-Seine et les municipalités de Malakoff et Nanterre. Ces dernières ont décidé de hisser le drapeau palestinien sur le fronton de leur hôtel de ville, à l’approche de la reconnaissance par la France de l’État de Palestine à laquelle doit officiellement procéder Emmanuel Macron lundi 22 septembre 2025, lors d’une prise de parole devant l’Assemblée générale de l’ONU à New York.

« Coup de force préfectoral » pour la mairie de Malakoff

La maire de Malakoff Jacqueline Belhomme (PCF) a ainsi fait hisser le drapeau palestinien sur son hôtel de ville ce vendredi et ce jusqu’à mardi inclus, expliquant vouloir saluer « la décision de la France, même tardive » de procéder à cette reconnaissance qui constitue selon elle « un acte important dans la perspective d’une paix juste et durable au Moyen-Orient ».

Mais la réaction de la préfecture de Hauts-de-Seine ne s’est pas fait attendre. En application de la demande en ce sens formulée vendredi auprès de tous les préfets par le ministre l’Intérieur Bruno Retailleau, le préfet Alexandre Brugère « a enjoint la ville de Malakoff au retrait immédiat du drapeau palestinien de sa façade ». Peu avant 20 heures vendredi, trois policiers se sont même rendus à la mairie pour notifier l’injonction préfectorale. La préfecture a par ailleurs saisi d’un référé le tribunal administratif de Cergy et une audience a eu lieu ce samedi matin à 11h30. La tribunal a finalement ordonné lui aussi à la mairie de Malakoff de retirer le drapeau de son fronton. Selon l’AFP, cette décision est une première depuis la consigne formulée de Bruno Retailleau.

La municipalité malakovite explique qu’elle n’a pas pu y être représentée, faute de temps pour se préparer et explique qu’elle goûte peu la méthode d’Alexandre Brugère qu’elle a qualifiée de « coup de force préfectoral contre la libre administration des communes » dans un communiqué publié ce samedi, tout en rappelant que « jamais les communes qui arboraient en solidarité le drapeau ukrainien sur leur fronton […] n’ont été inquiétées ».

La mairie de Nanterre pourra-t-elle hisser le drapeau palestinien ce samedi soir ?

En parallèle, la mairie de Nanterre a elle aussi annoncé son intention de hisser le drapeau palestinien ce samedi soir à 19h, lors d’une cérémonie en présence notamment du maire Raphaël Adam (divers gauche). Nous avons demandé à la préfecture des Hauts-de-Seine si elle comptait faire en sorte que ce hissage n’ait pas lieu et/ou si elle comptait déposer un nouveau référé contre la municipalité nanterrienne dès que le drapeau serait effectivement hissé. Elle ne nous a pas répondu pour le moment.

Alors que la reconnaissance officielle de l’État de Palestine par la France ne semble plus être qu’une question de jours, la question de hisser ou non le drapeau palestinien agite les mairies tenues par la gauche. Le premier secrétaire du PS Olivier Faure a appelé tous les maires à le faire. Certaines grandes villes dirigées par des édiles socialistes ont répondu positivement, comme Saint-Denis ou Nantes, tandis que d’autres ont pris leurs distances comme à Saint-Ouen où Karim Bouamrane compte afficher non seulement un drapeau palestinien mais aussi un drapeau israélien lundi prochain.

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Les Tontons: la brasserie qui réveille (enfin) les papilles de Neuilly-sur-Seine

CRITIQUE GASTRONOMIQUE – La cité des Hauts-de-Seine, avare en bonnes tables, accueille cette table rutilante à la terrasse avantageuse et à la carte maîtrisée.

Aussi vrai qu’on la surnomme « 21e arrondissement de Paris» et qu’on la convoque en « Gotha City », Neuilly ne brille sincèrement pas par son appétit. À table, elle partage avec sa géographie d’être soudain très périphérique. Une sorte de glandeuse gâtée à laquelle on ne trouve aucune excuse. Le public a pourtant, du moins paraît-il, la carte et les codes, les rues sont coquettes, les avenues longues, tout y est mais rien ne va.

À découvrir

Hors un bon corse (Pinzutu), un bistrot fréquentable (La Table des Oliviers) et la nostalgie du gigot chez Sébillon, les grands cafés s’y font coriaces, les exotiques mous et les institutions (LivioDurand-Dupont) risibles. Dans Le Petit Nicolas (le vrai), Neuilly serait cet incorrigible Geoffroy dont le père « gagne des tas et des tas d’argent », mais qui s’applique à récolter des bulles et des colles.

Vu cette application dans la paresse et le pathétique, on n’attendait donc plus grand-chose de ces Tontons annoncés en valeur de bistrot et révélés en volume…

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Dans cette ville des Hauts-de-Seine, la justice acte la fin de la vente à emporter après 23 heures

Les fast-foods refont parler d’eux à Châtillon. Après le feuilleton lié à l’installation d’un Burger King, c’est la jeune et dynamique chaîne française Master Poulet qui est au cœur d’un bras de fer avec la ville.
Le 20 juin 2025, la maire, Nadège Azzaz (PS), a en effet pris un arrêté pour interdire « la « vente à emporter tous les jours de la semaine à compter de 23 heures » dans les établissements de restauration rapide situés « sur l’avenue de Paris entre la rue Étienne-Desforges et le boulevard de la Liberté ».

À lire aussi

« Une alternative moins contraignante » aurait pu être trouvée

La société IE Châtillon – qui exploite le tout nouveau fast-food du champion de la rôtisserie à emporter situé 44, avenue de Paris – a alors saisi la juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise pour contester cette décision qui « porte une atteinte grave et immédiate » à sa « situation financière » : une « part importante » de son chiffre d’affaires est générée « entre 23 heures et 2 heures du matin », soutenait son avocate. Elle y voyait donc une « atteinte injustifiée et disproportionnée à la liberté du commerce et de l’industrie ».

« Le restaurant ne se situe pas aux abords immédiats d’une station de tramway, mais se situe entre deux stations, soulignait Me Eva Kucharz. Aucun élément matériel n’est produit par la commune pour justifier de la réalité, de l’ampleur et de la fréquence des troubles invoqués. »

« Cette restriction d’horaires désorganise le fonctionnement logistique de son restaurant », faisait encore valoir l’avocate du fast-food, estimant qu’une « alternative moins contraignante » aurait pu être trouvée. Si la société n’avait certes pas encore « commencé son activité à la date de publication de l’arrêté », elle craignait de voir sa « viabilité […] menacée » par ses « charges financières particulièrement lourdes », en particulier celles liées au « remboursement du contrat de bail locatif et le paiement du loyer ».

Reste que « la requérante […] n’avait pas démarré son activité à la date […] de l’arrêté et ne dispose pas de chiffres d’affaires sur des exercices antérieurs de nature à justifier des pratiques de consommation de sa clientèle », rappelle la juge des référés dans une ordonnance du 14 août 2025, qui vient d’être rendue publique.

À lire aussi

Pas de justification de l’impact sur l’organisation du restaurant

« Les encaissements en carte bancaire réalisés sur la période du 1er au 30 juin 2025, et en particulier ceux intervenus entre 23 heures et 2 heures […] concernent d’autres enseignes que la sienne, note la magistrate. Ces éléments ne permettent pas d’évaluer la réalité et l’actualité des conséquences que la mesure de police a sur sa situation financière, mais seulement les effets que cet arrêté pourrait potentiellement avoir. »

« Dès lors, la société n’établit ni la gravité ni l’immédiateté du préjudice financier dont elle se prévaut, en conclut la juge. Enfin, si la société fait valoir que la restriction d’horaires désorganise le fonctionnement logistique du restaurant et impacte également la gestion des ressources humaines, elle ne produit aucune pièce à l’appui de ses allégations susceptibles de l’établir. »

Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise réexaminera la légalité de cet arrêté par le biais d’une formation collégiale de trois juges, mais pas avant dix-huit mois à deux ans désormais ; si la mesure venait alors à être jugée illégale, alors le fast-food pourrait demander des dédommagements à la collectivité.

/MJ et GF (PressPepper)

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