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Hauts-de-Seine. Sa « duperie » s’est retournée contre elle : une responsable des affaires médicales licenciée

Recrutée en tant que responsable des affaires médicales du Cash de Nanterre (Hauts-de-Seine) en septembre 2021, une ancienne candidate (PCF) pour les municipales 2020 à Bezons (Val-d’Oise) n’est restée qu’un an en CDI.
Quelques semaines après son intégration, le Centre d’accueil et de soins hospitaliers la licenciait après avoir découvert qu’elle avait quelques « difficultés » à appréhender son poste et qu’elle avait « falsifié » plusieurs documents « à l’appui de sa candidature ». Elle a porté l’affaire devant la justice administrative, considérant que les « reproches formulés » à son encontre caractérisaient « une insuffisance professionnelle » et non « une faute susceptible de fonder une sanction disciplinaire » : son licenciement était donc « disproportionné ».

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Un poste moins important à l’Institut Curie

La requérante avait en effet falsifié son CV et produit une fausse « promesse d’embauche » en tant que « responsable du personnel médical » à l’Institut Curie (Paris, 5e) a relaté le tribunal administratif de Cergy-Pontoise dans un jugement du 30 avril 2025, qui vient d’être rendu public.

Elle avait ainsi modifié « la date d’embauche », le « poste occupé » au profit d’une « responsabilité supérieure » et sa « rémunération » et avait demandé à « reporter sa date d’entrée au Cash », indiquant qu’elle bénéficiait d’un « contrat en cours » auprès de l’Institut Curie, où elle avait été embauchée « depuis le 1er octobre 2019 ».

En réalité, ce contrat avait « pris fin depuis plusieurs mois » et la requérante n’avait « jamais communiqué au Cash […] les documents qui lui étaient demandés et qui auraient révélé qu’elle avait falsifié son CV et sa promesse d’embauche ».

Rapidement, elle avait donc « rencontré des difficultés dans le traitement des tâches qui lui étaient confiées » : dubitatif, le Cash de Nanterre avait contacté l’Institut Curie qui l’avait informé que la requérante y avait « uniquement occupé le poste de chargée du personnel médical » pendant cinq mois, avant que ne soit « mis fin » à sa période d’essai.

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Une sanction « proportionnée » pour les juges

La directrice du Cash l’avait donc l’avait suspendue à titre conservatoire. Puis, elle l’avait licenciée le 6 décembre 2022 après avoir recueilli l’avis favorable de la commission consultative paritaire de Paris. Ce comportement consistant à « cacher l’insuffisante expérience » de la requérante constitue « un manquement à l’obligation de probité » et a entraîné « des désorganisations du service », confirme le tribunal.

Et elle ne conteste « pas sérieusement cette duperie », balaient les trois juges : elle se borne simplement à en « relativiser les conséquences ». En réalité, « les difficultés dans le traitement des tâches qui lui étaient confiées […] ne sont que la conséquence de la falsification lui ayant permis d’occuper un poste d’un niveau de responsabilité supérieure à celui auquel elle aurait pu prétendre », ont-ils rappelé.

Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a donc estimé que cette sanction était tout à fait « proportionnée » et condamné la requérante à verser 1 500 euros au Cash de Nanterre au titre des frais de justice.

/ED et CB (PressPepper)

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