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Hauts-de-Seine Tags sur la tombe de Badinter : le suspect face à la justice ce mercredi

Un tribunal français a condamné mercredi à un an de prison avec sursis un étudiant ayant dégradé le 9 octobre la tombe de Robert Badinter, le jour de l’entrée au Panthéon de l’artisan de l’abolition de la peine de mort en France. Une peine conforme aux réquisitions.

Cet homme de 23 ans, étudiant d’une école prestigieuse, a reconnu avoir dégradé la sépulture au cimetière de Bagneux (région parisienne) du ministre de la Justice (1981-1986) sous la présidence de François Mitterrand. Il avait été placé en garde à vue mardi matin.

« Je m’intéressais au personnage de Jean-Marie Le Pen »

« Je ne me faisais pas à cette idée que M. Badinter allait au Panthéon (…) Au même moment, je m’intéressais au personnage de Jean-Marie Le Pen, au fait que sa sépulture avait été détruite », a tenté de justifier le prévenu, qui s’est présenté comme « royaliste loyaliste ». Deux croix gammées avaient été retrouvées dans ses cahiers, qu’il avait expliqué en garde à vue comme un « esprit d’école » puis en audience comme de « l’humour noir ».

L’air contrit, l’étudiant a cependant reconnu à plusieurs reprises avoir agi « avec froideur », présenté ses excuses à la famille de M. Badinter et admis: « C’est vrai, ce que j’ai fait, c’était lâche ».

Robert Badinter, artisan de l’abolition de la peine de mort en France, était entré au Panthéon le 9 octobre, quelques heures après la profanation de sa sépulture à Bagneux. Le parquet avait immédiatement ouvert une enquête préliminaire, confiée à la sûreté territoriale des Hauts-de-Seine, pour des faits punis d’un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende.

« La République est toujours plus forte que la haine »

Selon une source policière, les mots « Éternelle est leur reconnaissance, les assassins, les pédos, les violeurs, la REPUBLIQUE le [Robert Badinter, NDLR] sanctifient » avaient été tagués à la peinture bleue sur la pierre tombale de l’ancien ministre, décédé en février 2024 à l’âge de 95 ans. La tombe, qui n’a pas subi de dégât matériel, avait été rapidement nettoyée par les services de la ville de Paris. « Honte à ceux qui ont voulu souiller sa mémoire », avait réagi Emmanuel Macron. « La République est toujours plus forte que la haine », avait encore écrit le chef de l’État dans un message publié sur le réseau social X.

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