
Dans les Hauts-de-Seine, la rentrée scolaire de ce lundi 1er septembre 2025 ne démarre pas sous les meilleurs auspices pour de nombreuses familles d’enfant en situation de handicap. La raison remonte à plusieurs mois, lorsqu’une cyberattaque d’ampleur a frappé la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH). Depuis, le service peine à redémarrer et les dossiers s’entassent sans réponse. Résultat, à l’heure de la rentrée, des parents sont toujours dans l’incertitude la plus totale. « On ne sait même pas si les dossiers sont traités, qu’il s’agisse de nouvelles demandes ou de simples renouvellements », souffle la FCPE auprès d’actu Paris. Résultat, les familles se retrouvent dans une situation à la fois compliquée et précaire. L’association réclame des mesures d’urgence, sans quoi les difficultés ne feront que s’accumuler.
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« Cela complique considérablement la rentrée »
Parmi les demandes bloquées, celles pour l’obtention d’un AESH, ces accompagnants indispensables au bon déroulement de la scolarité des enfants en situation de handicap. Sans eux, c’est toute la classe qui trinque. « Cela complique considérablement la rentrée, non seulement pour l’élève qui n’a pas d’aide, mais aussi pour l’enseignant et le reste des élèves », alerte la FCPE.
Le stress est d’autant plus lourd que certains parents doivent laisser leur enfant à l’école en sachant pertinemment qu’il ne bénéficiera d’aucune aide. « Dans certains cas, c’est la déscolarisation pure et simple, l’enfant ne pouvant pas gérer seul », poursuit l’association de parents d’élèves.
Les aides financières également bloquées
Autre sujet d’inquiétude, l’absence de réponses concernant l’Allocation d’Éducation de l’Enfant Handicapé (AEEH). Cette aide financière, fixée à 151,80 euros par mois, compense en partie la perte de revenus des familles. « Beaucoup de mamans arrêtent de travailler pour s’occuper de leur enfant, et cette allocation vient couvrir une partie de ce manque », explique la FCPE.
Un coup dur supplémentaire pour des foyers déjà fragilisés, d’autant que certains enfants ne sont pas accueillis toute la journée en classe. Les parents doivent alors prendre le relais, jonglant entre école et garde à la maison. « C’est une source de stress énorme qui s’ajoute à la difficulté quotidienne d’élever un enfant en situation de handicap », soupire l’association.
Une situation de crise
Quelques heures à peine après le début de la rentrée, la FCPE hausse le ton et dénonce « l’inaction et l’opacité » entourant la gestion de cette crise. L’association réclame un traitement provisoire des dossiers en attente, ainsi que la mise en place d’une cellule de crise dédiée et accessible aux familles.
« La situation actuelle constitue une rupture manifeste d’égalité devant le service public et un manquement grave aux engagements de la France en matière de handicap »
La MDPH 92 avance deux raisons pour expliquer ce retard qui pèse lourd sur les familles. D’abord, l’organisme fait face à une hausse constante des demandes : 36 007 dossiers déposés en 2024 contre 31 381 l’année précédente, soit une augmentation de plus de 13 %. Des chiffres en nette progression, auxquels s’ajoute une complexité grandissante des situations à évaluer.
Ensuite, le service souffre d’un manque criant de médecins évaluateurs. Malgré plusieurs recrutements en 2024, la pénurie nationale de praticiens complique sérieusement les choses. « Le manque de médecins partout en France rend de plus en plus difficile l’embauche pour ces postes spécifiques », souligne la MDPH.
Les dossiers traités, mais plus lentement
Enfin, face à la cyberattaque du mois de mai, la MDPH assure avoir activé dès le départ un plan de continuité. Résultat, près de 2 800 décisions ont été rendues manuellement, bien loin de la cadence habituelle mais suffisante pour maintenir un minimum d’activité. Côté scolarité, toutes les demandes d’orientation déposées avant mars 2025 ont pu être traitées.
Les premières demandes d’AESH passées par d’autres circuits seront, elles, examinées en priorité à la rentrée, dans la limite de 400 dossiers par mois. Pour les renouvellements, l’Éducation nationale a choisi de maintenir les droits existants, le temps que les situations soient régularisées. Enfin, concernant l’AEEH, la MDPH et la CAF se sont accordées sur un renouvellement administratif de deux ans pour l’allocation de base et les compléments 1 et 2.
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