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« On est envahis » : cette ville des Hauts-de-Seine teste le maïs contraceptif pour… les pigeons

À Suresnes, les pigeons ont droit à un traitement de faveur… qui ne les aidera pas à fonder une famille. Depuis le 8 juillet 2025, la commune des Hauts-de-Seine a installé un distributeur des graines de maïs, place Henri IV. Chaque matin, à l’heure où la ville sommeille encore, il délivre des graines recouvertes d’un gel contraceptif. De quoi freiner, en douceur, la prolifération des volatiles qui colonisent l’espace public.

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Limiter la prolifération de manière respectueuse

L’idée peut surprendre, mais elle a germé dans l’esprit d’un habitant de Suresnes. Lors du budget participatif de 2023, ce dernier a proposé cette méthode pour limiter la présence de pigeons de manière respectueuse. La municipalité a décidé de donner suite, face à un constat partagé par de nombreux riverains : les pigeons sont bien trop nombreux, et leurs nuisances de plus en plus visibles.

Depuis près d’un mois, le système fonctionne automatiquement place Henri IV. Chaque matin, entre 6 heures et 6 h 30, des graines s’écoulent depuis un silo vers une mangeoire. Le créneau matinal n’est pas choisi au hasard, car « il permet d’attirer les pigeons à un point fixe, afin qu’ils prennent l’habitude de s’y nourrir », explique la ville. Le maïs, spécialement sélectionné, ne plaît qu’à eux et est sans risque pour les autres animaux.

Le distributeur automatique de mais contraceptif pour les pigeons a coûté 19 000 euros.
Le distributeur automatique de maïs contraceptif pour les pigeons a coûté 19 000 euros. (©Mairie de Suresnes)

Des graines « sans danger et totalement réversible »

Le gel contraceptif agit sur le développement embryonnaire, « sans danger et totalement réversible », poursuit la mairie. Aucun acte chirurgical, aucune capture, aucun gazage. Autant de méthodes qui avaient fait polémique dans les Hauts-de-Seine en 2023, et que la ville a clairement choisi de laisser de côté. « L’idée était d’avoir un dispositif respectueux des animaux », explique-t-elle.

Pour mener ce projet à bien, la commune a investi 19 000 euros pour un seul distributeur. Un coût assumé, avec en ligne de mire une baisse de la natalité estimée entre 30 et 80 %. Une fourchette large et ambitieuse, mais que la ville espère atteindre rapidement. Elle appelle aussi les habitants à cesser de nourrir les pigeons ailleurs, afin de concentrer leur alimentation sur ce point unique.

Du côté des habitants, l’accueil de ce nouveau dispositif a été largement favorable. Une résidente y voit une réponse concrète à un vrai problème, soulignant que « l’on est vraiment envahi ». Une autre suggère déjà que ce type de distributeur soit installé dans plusieurs secteurs. Et la mairie y réfléchit sérieusement et annonce que d’autres emplacements sont déjà en cours d’étude.

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